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December 20, 2008

La Commune

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 12:00

Entre les théories du pouvoir et les processus constituant du commun se dessine une ligne de fracture. De ce rapport de forces découle selon nous le processus même de création du commun. Pour les théories du pouvoir, il manque à la loi naturelle l’autorité commune à laquelle supplée le corps social. La possibilité du commun, selon leurs termes, est déterminé par la soumission à l’autorité conférant au corps social les moyens de poursuivre ses fins. Le commun signifie alors déficit d’autonomie politique dont les communautés ne se sont jamais satisfait, fût-ce même par nécessités politicophilosophique, historique et conjoncturelle. Pour les communautés, le commun se définit comme l’organisation nécessaire à l’administration des intérêts qui leur sont propres et se formalise dans une expression institutionnelle appropriée en dehors de toute considération de territoire, d’ethnie et de droit naturel. A ce titre le commun est fédérateur et progressiste, souvent dans les intentions, parfois aussi dans les actes, mais presque toujours en opposition. A la question: «Combien de commun dans la communauté ?» nous pourrions répondre par une mesure d’ intensité de processus et de capacité de mise en oeuvre politique, sociale, culturelle et institutionnelle. (more…)

December 11, 2008

comme-un / comm-unity

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 10:24

Combien une communauté doit-elle avoir de commun ? Cette question fait signe vers une pensée qui est loin, d’emblée, du penser par soi(-même) inhérente à la tradition occidentale ; elle engage au contraire une pensée du grand nombre. Ou, plus exactement, du nombre tout court, si l’on s’en tient à l’idée que la communauté, bien que multiple, ne peut être toujours qu’en nombre restreint, recentrée face à un Dehors qui en demeure exclu. Penser en nombre, pensée du nombre donc. Car le nombre hante toute communauté. L’homophonie que fournit la langue française est révélatrice : le commun résonne et se fait entendre tel un « comme-un ». Tel serait donc l’horizon secret de la communauté : la convergence vers le nombre premier, un et indivisible. L’unité se donne dès lors comme fondamentale : comme point d’aboutissement d’un projet qui vise l’abolition de l’éloignement ou alors comme socle primitif, mythique et perdu, qu’il s’agirait de reconstituer. Est-ce un hasard si les utopies localisent toujours l’Âge d’or ou bien dans le passé ou bien dans le futur ? Est-ce un hasard si l’idée de communauté vise toujours un nombre premier, une communauté une, à reconquérir où alors à venir ?

Comment une communauté compose-t-elle avec ce (grand) nombre qui la compose et cette fondamentale unité qui efface l’énumération ? Elle s’organise, dit-on. Mieux, elle s’organicise, faudrait-il dire. Car l’histoire des utopies communautaires est aussi une longue histoire d’utopies organologiques, visant à donner corps à cette unité manquante. De Paul de Tarse à Pierre Leroux, de Saint-François à Acéphale, le surnuméraire vient s’insérer dans un grand corps unitaire et y opérera désormais comme organon, partie et organe. Philippe Lacoue-Labarthe, dont la voix s’est tue pour nous, nous a appris à faire entendre comment organon résonnait toujours avec ergon, comment la communauté organique trouvait sa réalisation dans sa propre mise en oeuvre et l’opérationnalisation de sa compacité. Se défaire du commun entendu comme comme-un, c’est en premier lieu désamorcer sa productivité, dés-oeuvrer son unification. Ne reste peut-être que cette terrible intuition que Blanchot partageait avec le premier Benjamin du Sprechsaal : qu’il ne peut y avoir de communauté véritable que de ceux qui font l’expérience d’un commun faisant défaut.

A contribution to the Crosswords print issue by Emmanuel Alloa for Atopia.

November 25, 2008

Etats-généraux

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 11:10

La défiance devenue « constitutionnelle » en France à l’égard de tout communautarisme fait mémoire des « guerres de religion ». La nation peut bien s’affirmer « une et indivisible », cela marque la crainte de divisions ouvertes. Une période incertaine s’ouvre en mai 1789 avec la réunion des États-généraux. Les députés du tiers-état, réunis dans la grande salle de Versailles, exigent des autres ordres – la noblesse et le clergé – qu’ils se joignent à lui pour former l’assemblée nationale. Ces moments sont dramatiques. Si l’un des ordres (la noblesse) pouvait se former en un corps indépendamment des autres, les manoeuvres politiciennes de la Cour auraient tout loisir d’influer sur les événements. A rebours, si le tiers, par sa seule inertie manifeste son unité, le ralliement de certains représentants du clergé assurera sa suprématie : la noblesse deviendra une composante minoritaire. Le roi tenta de dissoudre cette unité potentielle. Réponse immédiate, le Serment du Jeu de Paume marque le début de la Révolution en postulant une fiction juridique. Face aux clivages hérités. L’unité nationale est le produit du décompte égalisateur des voix. La révolution mettra des années pour admettre le caractère indépassable des divisions partisanes. Moment de grâce de l’unité, la Fête de la Fédération (14 juillet 1790) fait bientôt place aux intrigues de la Cour, aux controverses des clubs…

Il fallait abaisser la noblesse pour financer l’État. Son abolition mobilisa les citoyens durant un siècle. Quoi ? Combien ? Comment ? Ces questions s’inversent. A quoi s’expose une collectivité (trop) déliée ? Au mythe de l’unité succèdent les exercices : Bonapartisme ? Guerre civile ? La politique s’ingénie à conjuguer la pluralité. Le paradoxe tient alors au fait que la production commune repose sur l’abstraction des différences. Devenir commun sans identifier de singularité, c’est ce que nous comprenons des colonies d’insectes. Décomposer ce qui tient à part est donc l’acte constitutionnel même ! Pas de société, selon Claude Lévi-Strauss, sans cette assomption de différences coengendrées. Sexes, lieux, âges, métiers, langues… L’étonnement de la « pluriversalité » fait le quotidien de notre attention à la vie. Faire vivre en nous la « réserve », accepter des empiètements partiels, régler la distance, composer nos humeurs, tout un ballet en somme pour marquer les espaces de jeu qui préservent la communauté de devenir une unité d’inféodation. Toujours à refaire.

A contribution to the Crosswords print issue by Gérard Wormser for Sens public, Lyon/France

November 24, 2008

Vel’kost’ / size

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 11:59

Je eti cká komuni ta možná? V texte nazvanom One half of a manifesto navrhol Jaron Lanier myšlienkový experiment: Predstavme si imaginárny kruh, ktorý každý človek opisuje okolo seba a nazvime ho „kruhom empatie“. Vo vnútri tohto kruhu sú tí, o ktorých si myslíme, že si zaslúžia našu empatiu, práva, solidaritu a všetko to, čo sme ochotní priznať svojim príbuzným priateľom a iným ľuďom, ktorých považujeme za príslušníkov svojej komunity. Za jeho hranicami sú „oni“. S tými vnútri sa dokážeme ľahšie imaginatívne stotožniť, ako s tými vonku. Hovoria tým istým jazykom ako my, ich presvedčenia sa zhodujú s našimi. Viac im dôverujeme, lepšie im rozumieme a ľahšie im odpúšťame ich viny.

Dejiny európskej morálky možno chápať dvoma spôsobmi. Ako dejiny konfliktov medzi „nami“, ktorí chránime svoje hodnoty, kultúru a identitu a „nimi“, ktorí ich ohrozujú. Sú to dejiny nacionálnych a náboženských vojen, násilnej asimilácie a genocíd. Sú však aj iné dejiny, dejiny rozširovania kruhu empatie, spájania rodín do klanov, klanov do národov, národov do federácií… Ak chápeme dejiny týmto druhým spôsobom, je zjednotená Európa ich prirodzeným vyústením. Otázka, na ktorú dnes nik nedokáže odpovedať je, aký veľký a aký komplexný kruh empatie je ešte uskutočniteľný. Koľko jazykov, koľko náboženstiev, koľko lokálnych identít možno zjednotiť do jednej globálnej komunity. Pretože, ako nás dnes učia antropológovia, sociálny psychológovia a etológovia, povedať, že človek je „sociálny živočích“ znamená povedať, že sme boli evolúciou projektovaní pre život v komunitách obmedzenej veľkosti, v komunitách podobne zmýšľajúcich a podobne konajúcich. Iba „komunita podobnosti“, napísal Zigmunt Bauman, dodáva ľudskej identite pevný základ, ktorý by inak nemala.

Otázka, pred ktorou dnes stojíme je, či je možné vytvoriť etickú komunitu, komunitu morálnej zodpovednosti, dlhodobých záväzkov a dôvery, ktorá by presahovala za hranice komunity podobnosti. Nemal by to byť až taký problém, empatiou nás vybavila príroda. Prekážkou sú predsudky, komunitný egoizmus a populistická politika.

A contribution to the Crosswords print issue by Egon Gál for Kritika & Kontext, Bratislava/Slovakia

November 20, 2008

Genugtuung / satisfaction

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 16:59

Meine Wahnwelt, die ich nicht unterlassen kann zu imaginieren, ist nicht eine, in der ich Subjekt bin und etwas bewirken kann, in der ich etwas gelte, in der die Welt wieder oder noch in Ordnung ist. Die Ohnmacht ist nicht getilgt. Was sich verändert hat, ist meine Stellung in der Welt. Ich gelange zu der Überzeugung, dass man stolz auf mich sein müsse, weil ich das aushalte und auf mich nehme, darauf, dass ich mich nicht unterkriegen und nicht brechen lasse. Dies den anderen zu unterstellen, impliziert, dass es nicht allein und nicht einmal primär auf mich ankommt, sondern auf die anderen. Ich vertausche die missgünstigen Anderen, die mir ans Leder wollen, durch andere Andere. In der Sprache der Primitiven würde man sagen, ich ersetze die Lebenden durch die Toten, die jetzt lebenden Feinde durch meine Ahnen. Subjekt bin ich nun als Element einer dialogischen Welt. Welt ist dabei das, was ich imaginiere. Meine ausweglose Ohnmacht und unüberwindliche Hilflosigkeit in einer mich negierenden, mich vernichten wollenden Welt ist ersetzt durch meine eingebildete Genugtuung darüber, dass man mit mir zufrieden ist und gutheißt, was ich tue. Diese Welt ist nicht widerspruchsfrei, aber Widersprüche zählen in ihr so wenig wie im Traum. Die Überzeugung, dass man es gut mit mir meint, mir nicht schaden will, ist nicht einmal zweifelsfrei – auf Schritt und Tritt werde ich an die Missgunst und die Gewalt der Umwelt und Mitmenschen erinnert. Die überdeutlichen Anzeichen für ihren Vernichtungswillen muss ich jedoch übersehen. Ich vermag sie nicht deshalb zu übersehen, weil ich ihnen gegenüber blind wäre, sondern weil ich eine Verpflichtung fühle, sie zu übersehen, und zu dieser Verpflichtung gehört, dass ich mir der Vorsätzlichkeit des Übersehens nicht bewusst werde. Dieser Wahn beschreibt die Welt, in welcher der größte Teil von uns heute lebt.

A contribution to the Crosswords print issue by Gerrit Confurius for Wespennest, Vienna/Austria

November 15, 2008

solidarity

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 15:15

Rawls once said that justice is the first virtue of a good society. However, this title might just as well be given to solidarity. Or better still: these two should be considered complementary and equally indispensable virtues.

Yet, with the concentration on justice in contemporary liberal theory, the discussion of the conditions of solidarity has been neglected – an imbalance that has also affected practice. Citizens need a lively sense that they belong together, as discussion partners in democratic will-formation and as members of a community in which benefits and burdens are shared. On whatever this common sense of fate and purpose is founded, it has to be there. this sense of solidarity has usually been based on a common history, language, religion or ethnicity – in modern democracies on the sense of belonging together to a nation. And this is morally problematic, since it can be the source of exclusions and injustice committed against outsiders.

So there is a dilemma here. National consciousness is usually indispensable to a functioning democracy, which until today works only within individual states (or perhaps within quasi-federations of such states, as with the EU). And yet it can offer the most effective resistance to really universal human solidarity. So should we better weaken national feelings in favour of cosmopolitan allegiance? But this can only serve to undermine democracy where it now exists or is struggling to emerge. the dilemma remains.

Since WWI, efforts have been made to make universal solidarity real, institutionally (the League, the UN) and in practice (humanitarian aid, international development assistance, peacekeeping). These attempts have met with fierce resistance, which more than once threatened to terminally frustrate them. We have learned the hard way that just aspiring to solidarity isn’t enough. We need much more understanding of the conditions of its realization, and above all, much more mutual comprehension.

A contribution to the Crosswords print issue by Charles Taylor for Transit, Vienna/Austria.

November 14, 2008

Motståndarens planhalva / opponent’s court

Filed under: Networks / Common(s),Publics / Publishing — Crosswords Print Issue @ 17:52

För att svara på denna fråga tänker jag ta en omväg via filosofins granne politiken. Den filosofiska frågan är inte den svåra. Om man vill göra allvar med ett åtskiljande av etnos från demos eller förfäkta det republikanska medborgarskapsidealet krävs det inte mer filosofi utan snarare att man gör politik av filosofin. Det är den stora utmaningen för Europas progressiva krafter i ett alltmer xenofobiskt klimat. Det är också där vi hittar problemet i frågeställningen ovan. Redan den frågan spelar på motståndarens planhalva. Det Europa idag så hett efterlängtar är en politisk kraft som på allvar vågar stå upp för det mångkulturella Europa vi vill ha. I dagens Europa är problemet snarare att rättssystemet, politiken och arbetsgivarna inte är färgblinda. Möjligheter, straff och utbildning styrs idag mer av vilket etnos du är född med än att du är en del av Europas demos. Europa behöver, kort sagt, en politik som vågar formulera en vision. Ett mindre xenofobiskt Europa kommer att leda till ökad säkerhet, högre tillväxt och en bättre levnadsstandard för alla.

Genom att på allvar formulera ett politiskt alternativ har man på samma gång löst den filosofiska frågan i inledningen. För det är ju självklart att en idiot är en idiot, att en sexist är en sexist och en våldsverkare är en våldsverkare. Detta har inte med kultur eller etnos att göra.

Dock ställer denna debatt något andra krav än vanligt. Om vi tar denna debatt så måste vi vinna den. Det kräver att man håller tungan rätt i mun, inte låter sig provoceras och har örnkoll på fakta och statistik. Det krävs också att vi återtar problemformuleringen, sätter agendan och inte går in i tröstlösa diskussioner på deras planhalva.

A contribution to the Crosswords print issue by Olav Fumarola Unsgaard for Ord&Bild, Gothenburg/Sweden.

November 3, 2008

post-exil / post-exile

La langue du survivant, la langue survécue:
Vers une littérature post-exil

Qui part en exil, porte son histoire dans sa langue. La langue devient alors la mémoire, la main, le regard, le chemin : elle devient sensible.

Qui part en exil, qui s’exile, veut survivre au désastre. A quelque chose à faire survivre au désastre.

Il y a une langue éveillée qui, regardant le désastre, se met tout de suite en danger d’être meurtrie. Cette langue, les yeux ouverts, se rend compte que le désastre engloutit toute langue encore éveillée.

C’est ainsi que la langue uniforme, la langue officielle, censure toute autre langue. Toute autre langue est condamnée à disparaître. C’est toute autre langue qui part en exil. (more…)

Echo

Filed under: Networks / Common(s) — Crosswords Print Issue @ 15:47

Restez seuls ! L’injonction est sans appel. Et profitez-en bien : bientôt, le pluriel lui-même sera de trop. Soyez de simples atomes, dissous dans un univers ne laissant aucune prise à des attaches particulières. Tout juste dispute-t-on de la nature du solvant, Marché, République, Nation. Pas de grumeaux dans la béchamel sociale. Nous voulons une sauce bien lisse. Restez seuls, et ne vous occupez pas du reste. Soyez identiques ! C’est la seule manière licite d’être. Toute aspérité est détestable. Vous risqueriez de changer ce monde parfait.

Mais la réalité résiste à l’utopie liquide de l’indifférence. En voilà qui dansent, qui se parlent, qui s’aiment. À l’occasion, ils peuvent même se haïr. Ils sont deux, cent, mille. Les voilà qui partagent. Les voilà qui se reconnaissent. Comme un murmure qui se propage. Le grain de la multitude résiste au polissage. C’est le scandale des reconnaissances mutuelles, des différences assumées, de l’espace des entre-deux. Et l’entre-deux est la lisière de l’en-commun.

Les voilà donc qui partagent. Qui partagent leurs goûts, leurs habitudes, leurs mémoires, leurs espoirs, leurs colères. Qui partagent rires et pleurs. Le sentiment d’être ensemble. Les voilà qui construisent ensemble leurs vies. Les voilà qui, parce qu’ils disent « non », apprennent à dire « nous ». Qui partagent leurs rêves. Qui se font écho. Qui se donnent des langues communes.

C’est l’aporie mystérieuse du mythe de Babel. Car à dire « nous », on trace parfois des frontières. La langue qui « nous » est commune n’est pas partagée avec « eux ». Et chacun de ces « nous », chacune de ces communautés tend ainsi à se transformer à son tour en un tout indifférencié. Ainsi se manifestent, sous toutes leurs formes, les nationalismes. Mais aucune société, pas plus que l’humanité, n’est une simple partition de communautés. Personne n’est réduit à une identité unique. Il y a tellement de « nous » qu’on en trouve toujours un où « je » et « tu » se rencontrent.

A contribution to the Crosswords print issue by Laurent Lévy for La mer gelée, Paris/France

Konserwatyzm / Conservatism

Filed under: Publics / Publishing — Crosswords Print Issue @ 15:39

Literatura według polaków. Choć ogół polskiej publiczności literackiej, także tej młodej, wykazuje niejaką skłonność ku postawie tradycjonalistycznej czy nawet prawicowej, nie znaczy to wcale, by gwałtownie wzrósł odsetek osób poczuwających się do intelektualnej więzi z myślą konserwatywną. Od konserwatyzmu postawę prawicową (w Polsce) dzieli przepaść. Delikwent o postawie prawicowej będzie się odnosił z szacunkiem do zmagań konserwatystów z liberałami (w Polsce słowo „liberał” stało się wyzwiskiem), chodzi wszakże o szacunek na bezpieczną odległość. Intelektualny charakter konserwatyzmu nadaje mu rysów elitarno-salonowych. Ponieważ konserwatyzm to nie tylko sprawa poglądów, ale również manier i stylu, cała sprawa rozbija się o estetykę. Angielskie trawniki i polskie ugory niewiele mają ze sobą wspólnego.

Tymczasem mam na uwadze postawę, jaka wyrasta z projekcji oraz idealizacji wszystkiego, czego Polakom brakuje. Na co dzień żyjemy w zatomizowanym społeczeństwie, wśród rozmienionych norm, przyjmując postawę pragmatycznych cyników. Ponieważ jednak trudno się nam pogodzić z taką rzeczywistością, tworzymy lub chcemy stworzyć świat alternatywny. W tym świecie nie jesteśmy samotni, lecz otwieramy się na siebie, pamiętamy o słabszych, uczymy się kochać ludzi, bo wiemy, że szybko odchodzą. W tym świecie nie zabiegamy o karierę, ale jesteśmy cisi, pogodni i spokojni. Nie uczestniczymy w konsumpcjonistycznym wielkim żarciu, lecz poprzestajemy na małym. Nie musimy się zmagać z brakiem metafizycznego i aksjologicznego oparcia, bo odwołujemy się do wspólnoty podzielanychemocji oraz wartości.

Skoro zaś pospolitość skrzeczy, tym bardziej trzymamy się ideału. Stąd potrzeba literatury, która zapobiegałaby schizofrenicznemu rozpadowi polskiej duszy. Chodzi o pisarstwo, które potrafi połączyć trywialną konwencję i prostą frazę z prostymi, ale za to najważniejszymi dla Polaków wartościami: rodziną, miłością, przyjaźnią i dobrocią. Chodzi o pisarzy, którzy nie są faworytami krytyki i mediów, natomiast z łatwością podbijają serca czytelników. By się o tym przekonać, wystarczy przejść korytarzem któregoś z wydziałów filologicznych i zobaczyć, po czyje książki sięgają studenci w przerwach między lekturami zaleconymi przez wykładowców.

A contribution to the Crosswords print issue by Krzysztof Uniłowski for FA-Art, Katowice/Poland

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