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March 30, 2008

Cultural Translation: Why it is important and where to start with it

Filed under: Multilingualism / Territories / Migration — transversal.eipcp @ 21:27

[English | Français]

By BORIS BUDEN for transversal web journal

Let me introduce the problem by quoting one question: “Every five years one of the most important exhibitions of modern and contemporary art takes place in Kassel. What is it called?”

People interested in culture and arts, mostly members of the well-educated middle class, also known in Germany as Bildungsbürgertum, can, for sure, easily answer this question. But the question is not addressed to them. In fact this is the 85th question of a test, which one has to pass (in the federal state of Hessen) in order to achieve German citizenship. There are actually many more other questions (100 altogether) in the test, mostly dealing with German history, German Constitution, civil rights, the German juridical and political system, German culture, sport, national symbols, etc. Some of the questions are quite peculiar. For instance: “A woman shouldn’t be allowed to go out in public or to travel alone without a company of male relatives. What is your opinion on this?”; “Please explain the right of Israel to exist”, or “If someone says the Holocaust is a myth or a fairy tale, what would you answer?”, etc.

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March 28, 2008

« Il ne suffit pas d’affirmer que la vérité est nomade, encore faut-il créer les conditions pour que sa mise en mouvement puisse se produire » : Entretien autour de la revue ATOPIA avec Emmanuel Alloa

Filed under: Publics / Publishing — Atopia @ 00:53

Propos recueillis par MATHILDE GIRARD pour Drôle d’epoque.

Mathilde Girard : Avec « Opus Communis », Atopia réalise son dixième numéro en ligne. Ce numéro permet, par le biais de différents textes autour de Maurice Blanchot et de la Revue Internationale, de revenir sur le travail de votre revue, et le choix de son support.
J’aimerais d’abord que tu reviennes sur les origines d’
Atopia. Comment le projet de cette revue a-t-il vu le jour ? Étais-tu présent lors de sa constitution ? Dans quelles perspectives fut-elle pensée ?

Emmanuel Alloa : La naissance d’ATOPIA a été un long processus qui a débuté autour de l’an 2000. Contrairement à ce qui se passe souvent lorsque naît une revue, il n’y avait pas à l’origine de ce projet un groupe qui aurait chercher à se doter d’un organe de diffusion. C’étaient plutôt des discussions éparses, menées entre plusieurs personnes à différents moments et en différents lieux en Europe. Ce qui rassemblait cette non-communauté, c’était avant tout un constat : de nouveaux cloisonnements étaient en train de se produire, un renfermement des savoirs au sein d’institutions universitaires et de ses publications était en cours, tandis que les revues critiques, qui avaient longtemps joué un rôle de relais, se voyaient contraintes à se soumettre aux règles de la diffusion médiatique ou à passer dans une sorte de semi-clandestinité. (more…)

March 24, 2008

«Traduire nous traduit» : Entretien avec Jacques Darras

Filed under: Multilingualism / Territories / Migration — Geste @ 19:43

Propos recueillis par PIERRE-ETIENNE SCHMIT pour Geste

Jacques Darras est poète et traducteur. Il a publié plusieurs essais : Qui parle l’européen ? L’Europe dans la contrainte des langues nationales (Bruxelles Le Cri édition, 2001) ; Nous sommes tous des romantiques allemands, De Dante à Whitman en passant par Iéna (Paris, Calmann-Lévy, 2002) ; Les îles gardent l’horizon, marches poétiques dans la littérature de langue anglaise (Paris, Hermann, 2006). Son dernier recueil s’intitule, Tout à coup je ne suis plus seul (Paris, Gallimard/L’Arbalète, 2006). Il dirige également la revue in’hui et codirige le mensuel de poésie Aujourd’hui Poème. (more…)

Communication entre les langues, communication des cultures

Filed under: Multilingualism / Territories / Migration — Sens public @ 17:04

Par BIANCAMARIA BRUNO (Lettera Internazionale, Rome)

En 2005, Lettera Internazionale, édition italienne, a dédié un dossier du numéro 83 au problème de la traduction. Ce n’était pas la première fois : déjà en 1992 nous avons eu la nécessité de le faire. Une grande partie des textes que nous publions n’est pas écrite en Italien, et a donc besoin d’une traduction dans notre langue.

Cela pose toujours un problème qui n’a pas seulement à faire avec la théorie de la traduction – de l’art de la traduction – mais surtout avec le problème de la communication : comment transmettre un message qui correspond à une culture qui n’est pas la nôtre, qui formule sa pensée d’une manière différente par rapport à notre culture ?

Chaque culture est intrinsèquement liée à sa langue. Majeure est la distance, la différence géographique ou temporelle entre deux langues, majeure est la difficulté de rendre la pensée d’une langue dans une autre. Et alors, qu’est-ce que nous pouvons faire pour communiquer réellement, de manière efficace ? (more…)

March 19, 2008

Welche Sprache spricht Europa oder Über die Ermordung der Butterblume

Filed under: Multilingualism / Territories / Migration — Polar @ 17:29

Von DANIELA DRÖSCHER

Dieser Versuch ist hoffnungslos privatim wie hoffnungslos theoretisch wie hoffnungslos imperfekt. Zwischen den Zeichen nisten die Angstfiguren des Pathos und der Lächerlichkeit. Nicht zuletzt von diesen Ängsten versucht dieser Versuch zu sprechen, und zugleich abzuschaffen, wovon er spricht, auf die Gefahr hin, damit in die Falle eines performativen Selbstwiderspruchs zu gehen. Es ist der Versuch, zwei Überlegungen zusammenzuführen: Europa spricht nicht eine, sondern immer schon viele Sprachen; und: ich kann die Stimme Europas nicht hören.

Europa, wer oder was ist das, eine gestohlene Jungfrau, ein geographisch abgezirkeltes Stück Erde, eine vom Untergang bedrohte Kultur, Venus Kant, die EU, am Ende ich selbst? Ich möchte über Europa nachdenken als einen Ort, von dem aus man spricht. Als einen Ort, der immer schon fragil war, hybrid, bedroht und bedrohlich. Der sich durch einen Nicht-Ort, das Meer in seiner Mitte, konstituierte und sich von einer verlorenen Identität her dachte, wie um die Leere in seiner Mitte zu verbergen. Der Bewohner zeugte, die bis heute in die Spuren dieser Leerstelle wie in ein dicht gesäumtes Netz verwickelt scheinen. Der Mythos von Europas einst besessener, dann aber verloren gegangener, nein, schlimmer: geraubter Identität ist zählebig, das implizierte Diktum von Idealität auszehrend, lähmend, weil jedes konkrete Handeln das Ideal notwendig verfehlen muss. (more…)

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